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L'exposition répétée à une situation
stimulante sans conséquences défavorables peut, dans certains
cas, entraîner une augmentation de la réponse d'alerte (à
l'inverse de l'habituation -
infos -). Ce phénomène est appelé sensibilisation.
On présente un chien à des chatons pendant une minute plusieurs fois par jour. Le chien n'interagit pas avec eux.
| Stimulus
nouveau |
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|---|---|
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| Diminution progressive des réactions |
Augmentation
progressive des réactions |
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Habituation
|
Sensibilisation |
Les
réponses d'alerte survenant suite à un stimulus non-familier
sont innées.
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Ce sont des réponses émotionnelles destinées à
protéger l'individu contre un danger éventuel (rôle
fonctionnel de l'émotion en accord avec la théorie
darwinienne).
D'après la théorie psychoévolutive de Plutchnick (1994), ces réponses permettent une meilleure survie des individus :
L'état d'alerte, et l'émotion qui s'y rattache (en général, la peur), est l'aboutissement d'une chaîne complexe d'événement sujette à de nombreuses régulations.

Or, Les émotions provoquent un état d'éveil physiologique avec des modifications d'ordre somatique et autonome.
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La sensibilisation s'installera d'autant plus facilement que les
manifestations physiologiques sont plus intenses (
infos) :
En outre, l'exploration du stimulus est primordiale dans l'installation de la sensibilisation ou de l'habituation.
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Une réponse émotionnelle de peur constitue en elle-même
un stimulus aversif (
infos).
La situation stimulante qui la déclenche est donc, de toute
façon, renforcée négativement, même si aucune
autre conséquence désagréable n'apparaît (
infos) et provoque des réponses d'échappement
et d'évitement.
Nous savons que les REC de peur présentent deux caractéristiques :
Ou le stimulus est réellement dangereux, et ce comportement est utile à l'animal, comme la vue d'un prédateur par exemple, ou il est considéré comme dangereux par l'individu qui est dans un état réactionnel élevé.
Un chat est enfermé dans une cage de la clinique et présente toutes les manifestations de la peur. Si nous essayons de le sortir de la cage, comme il ne peut s'échapper (situation fermée), il agressera par peur.
L'homme qui souffre d'agoraphobie a « une crainte de se trouver dans des lieux publics et particulièrement de traverser de grands espaces où l'on peut être regardé. L'agoraphobie est, du même coup, une peur de la foule... » (Birou 1966). Cette névrose, même infondée, provoque des crises de panique.
Cette seconde particularité a été appelée par
Hans Eysenck (1916-1997), l'incubation de l'anxiété. Les réactions
émotionnelles conditionnées de peur provoquent phobie
et anxiété.
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