Il marque ce qui est déjà marqué
: ce sont des marquages d'entretien. L'animal rafraîchira
les marques déjà déposées dans son territoire.
Les repères sont donc toujours les mêmes : le
marquage provoque le marquage.
Chez le chat par exemple, tout objet (ou individu) nouveau
ou ayant changé d'odeurs sera marqué intensivement. C'est
le cas par exemple des sacs plastiques contenant les courses faites au supermarché
ou alors un congénère qui a passé quelque temps en
pension ou chez le vétérinaire pour des soins. Dans ce cas,
des agressions peuvent même se produire.
Chez le chat
Le marquage territorial, chez le chat, est souvent considéré
métaphoriquement comme le fait de délimiter une portion
d'espace par une barrière olfactive empêchant l'intrusion des
congénères (
infos).
Toutefois, son rôle, est plus un partage
temporel entre chats de certaines parties du domaine vital, mais également
il est un compteur de temps pour l'émetteur lui-même.
On peut ainsi expliquer les marquages d'entretien.
Le chat qui flaire une marque ancienne
sait qu'aucun chat n'est présent sur le chemin qu'il va emprunter
: il n'y a donc pas de danger de rencontre. En outre, s'il veut chasser,
il sait que les proies potentielles n'ont pas été dérangées
et ne sont pas sur le qui-vive, qu'il flaire ses propres marques ou des
marques étrangères.
Le chat qui flaire une marque est récente
sait tout sur le congénère susceptible d'être rencontré
(sexe, âge, état hormonal, santé générale)
et prendra les précautions adéquates selon qu'il s'agit
:
L'urine des chats contient deux acides aminés, dont la félinine,
qui donne à l'urine une odeur caractéristique, ce qui permet
d'intensifier l'odeur des marquages urinaires (infos).
Ces composés se dégradent dans le temps : le chat détermine
ainsi le temps écoulé depuis le dernier marquage, ce qui est
essentiel dans les rôles du marquage.
Le chat a une organisation spatio-temporelle de son habitat.
Chez le chien
Chez le chien,
le marquage a un double rôle :
c'est un ciment social (organisation
et maintien du groupe - cohésion
-), mais également,
l'affirmation de l'inégalité
hiérarchique, en particulier dans le comportement reproducteur
(infos).
Le dominant est, normalement, le seul à saillir les
femelles et à marquer intensivement, ce qui est somme toute évident
puisque ces deux comportements dépendent en grande partie des hormones
sexuelles.
Souvent, le dominant n'est pas forcément le plus
fort, mais c'est celui qui laisse un maximum d'odeurs signifiantes.