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Les phéromones ont été trouvées
dans les deux règnes (animal et végétal) et chez toutes
les espèces, y compris l'Homme (
infos). Elles ont un rôle dans la communication chimique (
infos).
Elles ont été découvertes chez les
papillons (1960) : les femelles bombyx (ver à soie) émettent
une substance odorante (bombycol) qui attire les mâles dans un rayon
de plusieurs kilomètres. Elles sont très largement représentées
chez les espèces d'invertébrés, surtout vivant en colonie
(
infos)
Chez les Vertébrés,
les phéromones communiquent sur (
infos) :
Karlson et Lüsher (1959), inventeurs du mot
phéromone, en donnent la définition suivante qui contient
(en gris et ajouté à la définition
originale) les éléments caractéristiques de
la communication (
infos).
« Une phéromone est un produit chimique ou un ensemble de produits chimiques (signal) émis à l'extérieur du corps (canal de transmission) d'un individu (émetteur) qui, lorsqu'il est reçu par un animal de la même espèce (récepteur), déclenche une ou plusieurs réactions spécifiques. »
Les phéromones sont (
infos)
:
Certaines substances sont sécrétées,
d'autres synthétisées, d'autres ont comme origine la dégradation
de sécrétions par des micro-organismes très
présents autour des glandes incriminées. Ce dernier cas est
très fréquent chez les Vertébrés, et en particulier,
chez les Carnivores qui possèdent des sacs anaux (chats, chiens…
infos).
Les invaginations de l'épithélium glandulaire de la muqueuse anale produisent un environnement chaud et humide qui favorise la multiplication bactérienne (putrescine, cadavérine et autres produits particulièrement malodorants).
Chez les vertébrés, sujet qui nous intéresse ici, les molécules phéromonales sont identiques à ceux des invertébrés : hydrocarbures, alcools, aldéhydes, cétones, acides, amines. Ce sont des molécules simples de 5 à 20 atomes de carbone.
Moins de cinq atomes, le nombre de molécules distinctes serait insuffisant, plus de 20, le coût énergétique serait trop élevé et les grosses molécules diffusent moins bien.
Chez les vertébrés supérieurs, les phéromones sont caractérisées par un grand nombre de molécules différentes.
P. Pageat dénombre 40 molécules différentes dans les sécrétions des glandes jugales et périorales du chat (marquage facial) dont treize se retrouvent chez tous les chats. Il a isolé cinq fractions F1 à F5 (associations de plusieurs molécules) qui auraient un rôle comportemental précis.
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Les phéromones animales ne sont pas détectées
par l'odorat humain !
Les substances très odorantes comme les sécrétions de la moufette par exemple ne signifient pas que ce soient des phéromones.
| Olfaction |
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Bibliographie
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