La transduction est le mécanisme par lequel l'activation d'un récepteur
par son ligand
produit un effet biologique.
Un récepteur biologique est une
structure qui possède :
une fonction réceptrice par la reconnaissance
d'un messager chimique,
une fonction effectrice qui initie la production
d'un processus biologique contenu dans le message.
Cette transmission ne peut être qu'électrique, c'est-à-dire
que le signal reçu, quel qu'il soit, doit être générateur
de variations de courants ioniques au niveau membranaire.
La modification de la perméabilité
de la membrane plasmique à certains ions provoque un changement local
du potentiel
de repos de la cellule et provoque :
soit un potentiel
gradué, modification locale et brève (dépolarisante
ou hyperpolarisante) du potentiel membranaire, dans une cellule sensorielle
par exemple (
infos), qui est appelé potentiel récepteur,
soit un vrai potentiel
d'action qui se propage de neurone en neurone jusqu'aux cellules-cibles.
La transduction est définie comme la transformation dans une cellule
d'une énergie quelconque en courants ioniques, donc en énergie
électrique.
Cette modification membranaire est possible
grâce à plusieurs mécanismes (
infos) :
Les canaux ioniques sont des protéines transmembranaires qui forme
une sorte de pore et qui permettent le passage d'ions au travers de la membrane,
d'un côté ou de l'autre.
Certains canaux sont dits :
dépendants du voltage ou électrorécepteurs
: ils possèdent une porte qui détecte les différences
de potentiel.
C'est le cas des récepteurs sodium, potassium ou
calcium par exemple.
dépendants du ligand : la fixation du
ligant (agoniste ou antagoniste) sur les récepteurs
ionotropes (dirigés vers le flux ionique) provoque un changement
de conformation qui ouvre ou ferme le canal. Ces canaux sont récepteurs
et effecteurs : on les appelle récepteurs directement liés
à un canal ionique.