Comportement
des animaux de compagnie
Statut actuel du chat domestique
« Le chat semble mettre un point d'honneur à ne servir à rien, ce qui ne l'empêche pas de revendiquer au foyer une place meilleure que celle du chien. Il est un ornement, un luxe. »

Michel Tournier

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Statut du chat domestique

Le statut actuel du chat est principalement celui d'animal de compagnie.

La France est le pays d'Europe qui compte le plus d'animaux domestiques (65 millions environ) d'après une enquête réalisée par la Sofres (2004/2005) pour Facco/TNS. La Facco est la chambre syndicale des fabricants d'aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers ( infos sur l'enquête).

Aux Etats-Unis et en Europe occidentale, la population féline est en augmentation constante. Jusqu'aux années 80, on observait un peu plus de chiens que de chats. La tendance s'est inversée depuis : on compte désormais 9,9 millions de chats pour 8,5 millions de chiens. 25,9 % de foyers possèdent au moins un chat.

44% des Français déclarent que le chat est leur animal favori (après le chien pour 56% d'entre eux).

Les propriétaires de chats en possèdent souvent plusieurs (1,55 chats par foyer contre 1,31 chiens). 30,7% des propriétaires de chats en possèdent au moins deux.

L'amateur de chat est en général une femme (51% contre 37% des hommes), plutôt âgée (52% des 60 ans et plus contre 37% pour les moins de 25 ans), vivant dans une maison individuelle avec jardin dans une petite agglomération en milieu rural.

La relation homme-chat présente un certain nombre de différences avec la relation homme-chien.

La domestication du chat présente la particularité d'avoir peu modifié le génotype. De part son histoire ( infos), la reproduction et la sélection ont été peu contrôlées par l'homme, en tout cas, beaucoup moins que chez les autres animaux domestiques.

Les civilisations pour lesquelles le chat était un compagnon respecté ou vénéré de l'homme n'ont pas voulu pratiquer la sélection pour des raisons morales.

Celles qui ont utilisé le chat pour lutter contre les rongeurs se préoccupèrent de le faire reproduire en fonction de l'importance des populations de rats ou de souris.

Enfin, les persécuteurs de chats ont cherché à les exterminer.

On se trouve donc en présence d'un animal domestique peu modifié par la sélection, sans grand polymorphisme et avec peu de variétés ethniques.

chats de montmartreC'est une des raisons qui font que les chats domestiques peuvent facilement retourner à l'état sauvage : les animaux féraux (totalement retournés à l'état sauvage : ils se reproduisent entre eux et ne dépendent en aucune façon de l'homme qu'ils fuient) sont appelés chats harets.

C'est pourquoi on trouve des chats sans maître à la campagne et en ville, dans les parcs publics, les usines abandonnées, les cimetières désaffectés...

Chat et mouetteOn peut se reporter à l'article de Pontie, Fromont et Say : Le chat dans l'écosystème subantarctique (Pour la science 285, p.51, 07/2001) : les écosystèmes insulaires sont particulièrement sensibles à l'introduction d'espèces animales étrangères. Les chats notamment détruisent les colonies d'oiseaux et de rongeurs. L'archipel des Kerguelen, les îles Amsterdam et Marion sont envahies par les chats qui n'y rencontrent pas de prédateur naturel. Cet état de fait provoque de fâcheuses conséquences sur la biodiversité ( infos).

On peut également lire l'article sur l'écologie alimentaire des chats introduits sur les îles d'Hyères par Elsa Bonnaud ( infos).

Depuis les années 1980, un certain nombre de nouvelles races félines ont été créées, pour des raisons purement commerciales : les différences entre elles sont faibles et portent essentiellement sur la morphologie.

La proportion de chats de race dans la population actuelle est nettement plus faible que ce qui est observé chez le chien. Aux Etats-Unis, les pourcentages d'animaux de race sont respectivement de 50 % pour les chiens et de 7 % pour les chats.

Qu'apporte le chat à l'Homme ?

Dans le sondage Sofres (2004/2005) pour Facco/TNS ( infos sur l'enquête), 68% des personnes interrogées possèdent effectivement, ou aimeraient posséder un animal de compagnie auquel elles attribuent de nombreuses qualités.

chat et tricotage80% des personnes interrogées reconnaissent le rôle social de l'animal de compagnie en général et du chat en particulier, même si elles n'en possèdent pas nécessairement. Elles notent :

Parmi les propriétaires de carnivores domestiques, 54,2 % estiment que la présence d'un animal améliore leur santé. En outre, 48,6 % d'entre eux se disent moins stressés quand ils ont un animal.

Citons Dominique Pralong, la relation Homme-Animal : un lien jusqu'au bout de la vie (article complet). « Les possesseurs d’un animal présentent dès les premiers mois qui ont suivi l’acquisition de leur animal, une diminution importante de l’incidence des problèmes mineurs de santé de l’ordre de 50%. Chez ces propriétaires de chiens, cet effet bénéfique a été complété par l’amélioration de leur perception d’eux-mêmes et par celle de leur bien-être psychologique.

Une autre étude a montré que l’espérance de vie des patients atteints de maladies coronariennes serait plus importante chez les possesseurs d’animaux. L’animal réduit le stress de la vie courante et générerait le sentiment d’une réussite sociale tout en permettant de se sentir plus proche de la nature. Les problèmes de la vie courante ne sont pas ressentis avec la même intensité. L’animal offre une compagnie de tous les instants, palliant la solitude de certaines personnes isolées.

De tels bienfaits s’expliquent grâce à des études concernant les effets physiologiques de la présence d’un animal sur notre santé. En effet, une étude a pu prouver que le fait de caresser un animal familier réduisait de manière significative la pression artérielle, la température de la peau et la fréquence cardiaque qui sont autant d’indicateurs de stress. Par ailleurs, une autre étude, menée en Australie en 1995, montre que le taux de cholestérol et de triglycérides ainsi que la pression artérielle sont moins élevés chez les possesseurs d’animaux. »

Le ronronnement du chat serait un puissant anxiolytique ( infos).

Les motivations pour posséder un chat sont les suivantes :

En outre, les enfants ne sont pas les déclencheurs d'achat que pour 21,3 % des cas.

Dans la majorité des cas, un chat ne s'achète pas (7% sans réponses), il est adopté ou reçu en cadeau (93% des réponses). Cela explique le faible taux de chats de pure race (4,8%).

Domestication du chatStatut actuel du chat
Bibliographie
  • Giffroy J.M. (Prof. Université de Namur, Belgique) - L'éthogramme du chat - 3ème cycle professionnel des écoles nationales vétérinaires, Toulouse, 2000