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Pour pouvoir survivre, les animaux, en particulier les Vertébrés, dont font partie le chat et le chien, produisent des comportements dits primaires : boire, manger, se reproduire, élever leurs petits. Pour cela, ils doivent :
Organisation
spatiale![]()
Des relations fort complexes s'établissent entre les individus d'une
même espèce, ou même d'espèces différentes,
selon qu'on étudie une espèce dite solitaire ou une espèce
sociale (
infos).
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Les individus organisent l'espace dans lequel ils évoluent !
Toutefois, cette notion d'espace est très difficile à cerner tant les définitions sont nombreuses.
Comment cet espace est perçu par les animaux ? Il est clair que l'idée que l'animal s'en fait dépend de l'organisation sociale des espèces et de leurs organes sensoriels.
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Les animaux appréhendent l'univers au travers de leurs organes des
sens. Ce filtre neurologique
implique que la " réalité " est différente
d'une espèce à l'autre : c'est l'" Umwelt "
de Jacob Johann von Uexküll
(1864-1944).
Deux espèces, fréquentant le même espace, peuvent vivre dans deux mondes totalement différents. La mouche n'interagit pas avec l'environnement comme nous pouvons le faire.
On a tendance à compléter ou à enrichir de nombreux
concepts globaux (territoire,
domaine
vital…) par des notions plus fines comme les champs
territoriaux et des notions sur l'espace comme les distances entre les
individus.
Les contacts entre individus, dans la plupart des sociétés animales, sont régis par des règles précises, qui ne sont pas forcément liés au territoire.
C'est
Edward
T. Hall, anthropologue américain, qui a créé le
néologisme " proxémie " dans
son livre " La
dimension cachée " (1966).
Il en donne la définition suivante : la proxémie est « l'ensemble des observations et théories concernant l’usage que l’homme fait de l’espace en tant que produit culturel spécifique. » Aujourd'hui la proxémie a été généralisée aux animaux.
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La proxémie est « l’étude de l’utilisation
de l’espace par les êtres animés dans leurs relations,
et des significations qui s’en dégagent ».
Chez l’Homme, Edward T. Hall a défini 4 distances qui définissent des espaces :
la
distance sociale qui définit une zone où ont lieu
les échanges sociaux (environ 4 m) ;Françoise Choay, dans la postface à " La Dimension cachée ", écrit que Hall « réintègre les conduites spatiales des hommes dans la catégorie globale du comportement animal et annexe les concepts de territoire, de distance critique, de stress ».
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« Chaque civilisation a sa manière de concevoir les déplacements
du corps, l'agencement des maisons, les conditions de la conversation et
les frontières de l'intimité ».
Les applications de la proxémie aux animaux, en allant de l'espace le plus proche au plus lointain, permettent de définir les notions de :
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Certains éthologues différencient ces distances selon que
les relations sont interspécifiques (entre espèces différentes)
ou intraspécifiques (entre congénères).
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