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C'est en 1859 que Charles
Darwin fit paraître le « maudit livre » qui l'a «
presque tué » : " l'origine des espèces "
(
infos).
Depuis, des controverses se sont développées jusqu'à
aujourd'hui. Nous ne parlerons pas ici de la controverse entre évolutionnistes,
fixistes et créationnistes (
infos). Nous étudierons très rapidement l'implication
de l'évolutionnisme dans les sciences.
Le développement de la génétique (
infos) a profondément remanié les théories et à
partir de 1905, une synthèse entre différentes sciences a
pu se mettre en place.
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Le néo-darwinisme accapare la théorie mutationniste façonnée
par le développement de la génétique pour créer
la théorie synthétique de l'évolution.
La théorie synthétique de l'évolution (1905-1930)
est appelée également néo-darwinisme ou synthèse
néo-darwinienne, fondée, au départ, sur l'apport de
la génétique des populations. Elle est dit synthétique
car elle intègre des concepts de nombreuses branches des sciences
comme la biologie, la géologie, la biogéographie et les mathématiques
(
infos).

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« La théorie de la mutation pourvoit le concept grandiose de
l'évolution et de l'origine des espèces de Darwin d'un fondement
nouveau solidement ancré. » Hugo
de Vries
Cette théorie fut surtout développée à l'université de Columbia à New York grâce à de nombreux chercheurs dont les plus connus sont :
1. Theodosius
Dobzhansky (1900-1975) est un biologiste et généticien
russe. Son oeuvre majeure fut sa participation à la mise en place
de la théorie synthétique de l'évolution en 1937 :
" Genetics and the Origin of Species " (
infos).
2.
Julian
Huxley (1887-1975), dont le grand-père était Thomas
Henry, l'ami de Darwin, est le théoricien de l'eugénisme
(
infos). Il écrit en 1942 : " Evolution : the Modern
Synthesis " (
infos).
3. George Gaylord Simpson (1902-1984) est un paléontologiste américain, spécialisé dans les mammifères fossiles et leurs migrations.
4. George Ledyard Stebbins (1906-2000) est généticien et botaniste : il publie en 1950 " Variation and Evolution in Plants ".
5. Ernst
Mayr (1904-2005) est un naturaliste, explorateur, ornithologue et historien
des sciences. Il a développé la théorie de la spéciation
dans " Systematics and the Origin of Species " (
infos) en 1942.
Les
principes de base de la théorie synthétique sont les suivants.
Si Darwin pensait que les mutations sont avantageuses, neutres
ou délétères à l'organisme, le néo-darwinisme
ne prend guère en compte les mutations neutres, ce que fera Kimura
(
).
Dans
les années 1960, la notion de sélection naturelle a été
relativisée suite des travaux de Motoo
Kimura (1924-1994) dans un article " The neutral theory of
molecular evolution ".
Par des modèles mathématiques, il montra que les
mutations génétiques aléatoires sont " neutres
"
(
infos), qu'elles se distribuent dans la population et n'apporte pas
d'avantage sélectifs. La sélection naturelle n'a pas prise
sur elles (
infos).
De plus, comment expliquer que des espèces n'ont pas du tout évolué depuis des millions d'années ?
Vous pouvez lire, en anglais, la controverse entre neutralistes
et sélectionnistes par Gert Korthof (
infos).
Tomoko
Ohta applique la génétique des populations aux familles
de gènes et décrit une théorie quasi-neutraliste (" nearly
") dans laquelle il introduit des intermédiaires entre des changements
neutres et avantageux et neutres et délétères (
infos).
Un
des prolongements de ce néo-darwinisme est la théorie des
équilibres ponctués décrite, en 1972, par Niles
Eldredge et Stephen
Jay Gould.
Leur théorie suppose que le gradualisme du néo-darwinisme n'est pas fondé et leurs travaux se fondent sur certaines conclusions de Mayr, en particulier sur l'isolement d'une population réduite qui peut muter rapidement et produire une nouvelle espèce. On appelle cette spéciation péripatrique.
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Cette théorie stipule que pendant de grands laps de temps l'évolution
des espèces est en sommeil (
infos). Puis, cette lente évolution peut être " ponctuée
" par une évolution rapide avec extinction et apparition de
nouvelles espèces.
C'est ce qui s'est passé au permien où 80% des espèces ont disparu. On parle de changements critiques.
Ces deux auteurs défendent leur théorie en se basant sur l'absence de nombreux " chaînons manquants ".
Un cas d'évolution rapide a été découvert
sur un lézard des ruines, Podarcis sicula, acclimaté dans
une île de la mer Adriatique, Pod Mrcaru (
infos).
En résumé, malgré les controverses, il semble, à l'heure actuelle, que le mode d'évolution par équilibres ponctués est le vent en poupe.
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Bibliographie
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