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De nombreuses thérories essaient d'expliquer le processus d'habituation et les phénomènes qui s'y rattachent :
Dans cette théorie (Thomson), un stimulus provoque deux phénomènes distincts :
La probabilité de déclenchement d'une séquence
est directement dépendante de l'état réactionnel de
l'animal. Dans un état de motivation donné,
une stimulation peut plus ou moins déclencher une séquence
: cette propriété d'un stimulus est ce qu'on appelle son intensité
d'évocation ou évocabilité (
infos).
1. Un stimulus efficace provoque une sensibilisation qui a pour conséquence un accroissement de la tendance à répondre de l'organisme (état d'excitation).
2. La répétition de ce stimulus déclenche une habituation par diminution de la réponse du système nerveux central (S-R).
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Habituation et sensibilisation sont deux processus indépendants l'un
de l'autre, mais interagissent (somme algébrique) pour produire la
réponse comportementale finale.
Cette théorie est trop simpliste car elle ne tient pas compte des apprentissages où interviennent des activités cérébrales plus complexes que la voie stimulus-réponse.
La théorie de Sokolov fait intervenir les processus cognitifs complexes (attention, mémoire, représentations…).
1. Le stimulus est d'abord capté par les organes des sens et catégorisé au niveau cérébral.
2. Le stimulus est alors comparé à un référenciel emmagasiné dans la mémoire.
3. Lors des répétitions, le comparateur recherche et trouve la représentation mentale du stimulus qui ne déclenche plus de réponse (habituation).

La théorie de Wagner fait intervenir trois composantes dans le traitement de l'information :
Le stimulus est d'abord capté par les organes des sens, catégorisé au niveau cérébral et active les représentations de la MCT.
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La MCT, contrairement à la MLT, a une capacité limitée
et est sans cesse stimulée par les événements nouveaux
de l'environnement qui expulse les représentations plus anciennes.
(a) Si le stimulus est nouveau, il tourne en boucle (autorépétition ou rehearsal) et sa représentation est très active.
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L'habituation serait due à la faible activation de l'amorçage
qui a peu tendance à déclencher le générateur
de réponse.
Pour compliquer un peu, deux cas de figures peuvent alors se présenter :
(c) Si le délai entre les deux répétitions est bref, la représentation est déjà présente en MCT. Cet autoamorçage (self-generated priming) explique l'habituation à court terme.
(b) Si le delai entre les deux répétitions est long, il faut que la représentation soit présente également dans la MLT.
Cette différence entre autoamorçage et amorçage par
récupération permet d'expliquer deux phénomènes.
La diminution de la réponse peut être due à une habituation à court ou à long terme selon le délai qui sépare la répétition du stimulus. Si le délai de présentation du stimulus est trop long,
L'organisme se souvient qu'il a déjà rencontré ce stimulus : il n'y a pas d'autorépétition, donc la représentation a peu de chance d'activer le générateur de réponse.

| Habituation |