« Il faut apprendre et réapprendre toujours.
Si tu t'arrêtes, c'est l'engourdissement progressif de ton cerveau
; la vie quitte peu à peu ton intelligence et tu deviens alors un
être sans âme avec nulle part où aller. »
On distingue deux types de conditionnements
classiques :
les conditionnements excitateurs où
une réponse est observée,
les conditionnements inhibiteurs où
rien de visible ne se produit.
Conditionnements excitateurs
Les conditionnements excitateurs sont des conditionnements où
une réponse est observée.
Parmi les conditionnements excitateurs,
les plus connus sont :
les réflexes alimentaires :
un son est associé à l'ingestion de nourriture,
ce qui provoque la salivation ;
les réflexes défensifs
:
un son est associé à une stimulation électrique
douloureuse, ce qui provoque la flexion d'un membre.
Les stimuli conditionnels des conditionnements excitateurs sont
symbolisés SC+.
Conditionnements inhibiteurs
Définition
Les conditionnements inhibiteurs sont des conditionnements où
rien de visible ne se produit.
Les conditionnements inhibiteurs sont obtenus
en présentant plusieurs fois un stimulus neutre sans jamais le faire
suivre par un SI.
Dans ces conditions, ce stimulus,
symbolisé SC -, annonce l'absence de SI et acquiert un pouvoir
inhibiteur sur la RC : le sujet apprend qu'il n'existe aucun lien entre
le SC - et le SI, qu'il y a non-pertinence ou non-corrélation
entre deux événements.
L'extinction est une autre forme de conditionnement
inhibiteur (
infos).
Par contre, l'habituation n'est pas un conditionnement
inhibiteur (
infos).
Un conditionnement inhibiteur est un apprentissage " comportementalement
silencieux ", car il n'est pas accompagné par l'apparition
d'une réponse.
Démonstration de l'existence d'un conditionnement
inhibiteur
La démonstration de l'existence d'un conditionnement inhibiteur
ne peut se faire qu'en ayant recours à des techniques de mesure indirecte
puisqu'il implique l'absence de réponse.
Le retard de conditionnement est le fait
qu'une RC est installée moins rapidement si un conditionnement inhibiteur
a été acquis auparavant.
Dans un premier temps, un chien est exposé à
plusieurs reprises à un stimulus sonore.
On lui présente aussi de la nourriture dans
les - très longs - intervalles de temps qui séparent les
apparitions du son.
Pour l'animal, le son devient un SC - car il annonce
l'absence de SI.
Dans un deuxième temps, le son précède
directement la nourriture.
On observe chez ce chien que la liaison entre le
son et la nourriture se fait beaucoup moins vite que chez un animal témoin
qui est soumis uniquement au deuxième temps de l'expérience.
Le SC - devient donc progressivement un SC + mais,
moins rapidement que le SN devient un SC dans une procédure habituelle
de conditionnement classique.
La sommation mesure
l'affaiblissement d'une RC lors de présentation simultanée
d'un SC+ et d'un SC-.
Dans un premier temps expérimental, un conditionnement
inhibiteur est installé chez un rat : un son n'est jamais suivi d'un
choc électrique. Le son devient un SC -.
Dans un deuxième temps, par conditionnement
excitateur, un éclair lumineux suivi d'un choc électrique
entraîne une flexion d'un membre. Il devient un SC +.
Dans le dernier temps, le son est présenté
en même temps que l'éclair lumineux. On observe que la flexion
du membre est moins forte que dans le deuxième temps expérimental.
Exemples
Dans la vie quotidienne, on observe un certain nombre de conditionnements
inhibiteurs.
Beaucoup d'animaux de compagnie apprennent que la sonnerie
du téléphone, les images et les sons provenant d'un téléviseur
et leur propre image dans un miroir ne sont liés à aucune
conséquence directe en ce qui les concerne.
Un chien adulte et un chiot de six mois vivent dans la même
maison.
Le chien adulte est promené en rue sans laisse en toute sécurité.
Chez le chiot, cet apprentissage n'est pas encore installé de manière
suffisamment stable et il doit donc être tenu en laisse. Le propriétaire
a l'habitude de promener chacun des animaux séparément.
Lorsqu'il prend la laisse, le chiot se précipite : il a appris
la corrélation entre la prise de la laisse et la promenade.
Par contre, dans les mêmes circonstances, le chien adulte reste
immobile car il a appris que, dans ces conditions, il ne sort jamais,
c'est-à-dire la non-corrélation entre la laisse et la sortie.
Cas particuliers de deux stimuli présentés (
infos)