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Chez les vertébrés supérieurs, la voie rétino-corticale est la voie neuronale
de la perception visuelle consciente.
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Toutefois, le tractus optique est impliqué dans des fonctions autres
que visuelles pures (motricité oculaire, orientation spatiale, mécanismes
optiques autonomes, photopériodicité).
Ces fonctions sont liées à des structures tronculaires, notamment mésencéphaliques (" toit optique ", ou " lobes optiques "), centres du traitement visuel chez les vertébrés inférieurs. Elles suivent plusieurs voies :
Le
système optique accessoire (parce qu'il quitte la voie principale)
prend origine dans l'aire centrale de la rétine. Le faisceau paraoptique,
qui se place médialement au tractus
optique, se divise en :
Le noyau terminal dorsal, présent chez le chat, serait absent chez le chien.
Cette voie est entièrement croisée : elle projette sur les noyaux controlatéraux.
Au début de l'évolution, les vertébrés possédaient
des yeux en position temporale (et non frontale) : les axones des cellules
ganglionnaires rétiniennes traversaient la ligne médiane.
Cette voie a subsisté chez les mammifères.
Trois types de cellules ganglionnaires (sélectives de direction) répondent préférentiellement à des mouvements dans les trois directions de l'espace, et interviendraient, sinon dans le contrôle visuel de l'équilibration, du moins dans l'orientation de la tête et des yeux par rapport à un référenciel spatial toujours mouvant.
Chez
les primates, ce système est très mal connu. Il a été
étudié chez le lapin.
Chaque direction des cellules ganglionnaires correspond à une rotation de la tête en accord avec les canaux semi-circulaires et corrélée aux muscles oculomoteurs. Elles interviendraient surtout dans les mouvements lents.
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Les cellules ganglionnaires du système optique accessoire compensent
les erreurs de mouvements oculaires liées aux mouvements vestibulo-oculaires.
Ces noyaux entrent en relation, par le tractus tegmental central (réunissant le pallidum, la zona incerta du subthalamus et le noyau rouge qui se projette sur le cervelet au niveau des fibres grimpantes), avec l'olive bulbaire, l'archéocervelet, les noyaux moteurs du bulbe, et le prétectum mésencéphalique.
Les noyaux terminaux, qui répondent aussi globalement à la lumière, entrent en relation avec l'épiphyse (régulation neuroendocrinienne).
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