Ne pas confondre nociception et douleur ! La douleur n'est pas un stimulus
!
La nociception est " une sensibilité résultant
d'une altération tissulaire, projetée vers des structures
centrales, avant toute intégration dans les circuits de l'émotion
ou de la mémoire ".
La douleur est " une sensation désagréable
et une expérience émotionnelle en réponse à
une atteinte tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite
en ces termes " (Association Internationale pour l'étude de
la douleur, International Association for the Study of Pain).
Les stimuli nociceptifs sont, en général, ressentis
comme douloureux, mais pas toujours (certaines personnes sont plus sensibles
que d'autres) et inversement, certains stimuli non nociceptifs peuvent provoquer
une douleur.
Chez les animaux, " la douleur est une expérience sensorielle
aversive causée par une atteinte réelle ou potentielle qui
provoque des réactions motrices et végétatives protectrices
et conduit à l'apprentissage d'un comportement d'évitement
(
infos) et peut modifier le comportement spécifique de l'espèce
y compris le comportement social ".
Physiologiquement, la douleur est un mécanisme d'alarme et, puis,
ensuite, de défense de l'organisme : elle prépare l'organisme
à lutter contre toute lésion.
Certaines personnes naissent avec un déficit congénital
à la douleur qui est dramatique pour leur vie de tous les jours et
qui les met constamment en danger de mort.
Par contre, une fois la lésion survenue, survient une hypersensibilité
de la région lésée pour prévenir toute autre
agression.
Par contre, cette " sensibilisation " peut provoquer une
douleur chronique.
Généralités
Contrairement à d'autres systèmes
sensoriels (
infos), la douleur occupe une place particulière qui résulte:
de facteurs objectifs, notamment la diversité
des stimulus susceptibles de la générer,
de facteurs subjectifs affectifs, émotionnels
et motivationnels.
La douleur est une notion subjective
et est contrôlée par les phénomènes cognitifs !
La douleur est une sensation, mais également une émotion.
Chez l'homme ou chez les animaux, certains sont douillets,
d'autres non.
C'est
Charles Scott Sherrington (1857-1952) qui créa le terme de nociceptif
et définit les stimulations nociceptives. Elles ont en commun de
mettre en jeu des mécanismes de défense pour sauvegarder l'intégrité
du corps et déclenchent :
la localisation
et la mesure de l'intensité (caractère discriminatif),
des composantes affectives et cognitives (modification de la
vigilance, anticipation, mémorisation),
des réponses comportementales et réflexes variées
(somatiques ou végétatives).