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Quelles seraient les caractéristiques d'un système sensoriel
efficace ?
Un système sensoriel doit :
être
rapide (![]()
Un système sensoriel doit pouvoir détecter les différentes
intensités d'un stimulus.
Par exemple, nous devons différencier :
Toutefois, l'organisme ne peut analyser, pour des raisons énergétiques , toutes les intensités de tous les stimuli possibles. Il a eu recours à deux stratagèmes :
1. sélectionner des organes des sens adéquats
(
infos), qui réagissent uniquement à une certaine gamme
de stimulus et d'intensité de stimulus.
Le
chat, par exemple, chasseur nocturne remarquable n'as nul besoin d’accommoder,
d’avoir une image précise des objets et de voir toutes les
couleurs quand tout est flou la nuit (
infos).
2. répondre à des changements d'intensité, de qualité ou de localisation du stimulus.
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Dans les systèmes sensoriels, en règle générale,
ce n'est pas la valeur absolue du stimulus qui est prise en compte, c'est
la différence de qualité lors des changements.
Dans ce dernier cas, deux phénomènes sont mis en évidence :
L'adaptation est une forme de suppression de l'information qui empêche le système nerveux d'être débordé par des stimuli qui n'apportent rien de signifiant du monde environnant.
Cette adaptation est particulièrement importante
dans le toucher dont les récepteurs phasiques ou toniques permet
de couvrir une grande diversité de sensation tactiles (
infos).
L'inhibition
latérale augmente la sensibilité au contraste (Les circuits inhibiteurs latéraux (les neurones ont tendance à inhiber leurs voisins) ont lieu à des niveaux inférieurs des systèmes sensoriels.
Dans la vision par exemple, les cellules bipolaires et les
cellules ganglionnaires possèdent des champs
récepteurs dont le centre grossièrement circulaire et
la périphérie en forme d'anneau sont antagonistes et sont
sensibles aux contrastes de luminance (
infos) .
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En général, les systèmes de tranduction sensorielle
sont très sensibles, c'est-à-dire qu'une très faible
stimulation provoque un potentiel d'action (
infos) dans la fibre sensitive afférente.
Prenons des exemples :
Pour chaque modalité sensorielle, nous pouvons définir :
Ce
seuil varie en fonction du sujet, du bruit de fond, de la motivation, des
attentes…
La loi de Weber, du nom du médecin
allemand Ernst Heinrich Weber (1795-1878) -
infos -, détermine l'augmentation de l'intensité d'un
stimulus afin qu'il puisse être perçu comme différent
du stimulus initial. Elle définit des constantes plus ou moins élevées
selon les modalités sensorielles et l'espèce concernée.
Puis, Gustav Fechner (1801-1887) -
infos - a modifié cette loi en utilisant les logarithmes, d'où
le nom de loi Weber-Fechner (
infos).
La loi de Stevens, du nom du psychologue américain
Stanley Smith Stevens (1906-1973) -
infos - applique un exposant n à la stimulation physique.
La loi de Weber-Fechner est un cas particulier de la loi de Stevens quand n est inférieur à 1.
En
général, la réponse d'un récepteur est corrélé
plus ou moins au logarithme de l'intensité du stimulus, dans sa gamme
d'activité évidemment.
Toutefois, dans certains cas, le stimulus diminue la fréquence
des potentiels d'action, comme dans les cellules ganglionnaires rétiniennes
par exemple (
infos).
Dans les organes de l'équilibre (
infos), l'augmentation ou la diminution de la fréquence des potentiels
d'action dépend de la direction du déplacement des stéréocils
vers le kinocil.
Les récepteurs sont dits :
Ces divers récepteurs peuvent être identiques,
mais dans des gammes différentes, ou alors différents comme
les nombreux récepteurs tactiles par exemple (
infos).
Toutefois, un autre phénomène peut intervenir également pour détecter de très faibles quantités d'énergie.
L'amplification
de l'intensité peut se faire de plusieurs manières et fait
intervenir :
1. la facilitation neuronale (
infos) :
Le même neurone est stimulé de nombreuses fois avant que la dépolarisation précédente ne se soit effacée.
Le neurone post-synaptique est contacté par de nombreux
autres neurones : on parle de convergence (
infos) des circuits neuronaux (
infos).
2. la facilitation synaptique ou potentiation post-tétanique
(
infos) ;
L'utilisation répétée ou continue d'une synapse (même pour de courtes périodes) accroît considérablement la capacité du neurone présynaptique d'exciter le neurone postsynaptique.
3. la divergence (
infos) des circuits neuronaux (
infos) : un seul neurone déclenche des réponses
dans un nombre croissant de neurones.
Chez l'homme, une centaine de millions de photorécepteurs se projettent sur un million de cellules ganglionnaires (convergence) qui vont contacter des centaines de millions de neurones cérébraux (divergence)
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