En fonction de la surface de la muqueuse
olfactive, donc du nombre de récepteurs, on distingue :
des animaux macrosmatiques qui ont
un odorat performant (% de la zone olfactive par rapport aux hémisphères
cérébraux - d'après Vadurel et Gogny) :
cheval : 5,1 ;
chat : 5,9 ;
chien : 10,1 ;
rongeur : 24,4 ;
insectivore : 134,2 ;
des animaux microsmatiques comme l'homme :
0,29 %.
Chez le chien, la muqueuse olfactive recouvre
une surface considérable, se prolongeant même dans le sinus
frontal.
Il
existe un grand nombre de neurorécepteurs par unité de surface
et leur sensibilité est très élevée.
Les molécules odorantes sont dissoutes
dans l'air.
Lors d'inspiration par exemple, l'air
est aspiré vers les fosses nasales (100 ml/s à
la vitesse de 1 m/s), ce qui permet le contact entre les molécules
odorantes et la muqueuse olfactive.
Lors d'expiration, l'air peut également
être expiré par la voie retro-nasale : c'est
une des manières de percevoir le goût
des aliments.
Lors de reniflement, le débit
aérien passe à 1000 ml/s et la vitesse de 10 m/s, ce qui
augmente la quantité d'air présente au niveau de la muqueuse
olfactive et améliore ainsi l'olfaction. Chez, le chien où
le flehmen n'est pas décrit, comme chez le chat par exemple (infos),
le reniflement permettrait également le contact des phéromones
avec l'organe
voméronasal.
Au niveau de la muqueuse, des neurorécepteurs effectuent la transduction
qui transforme l'énergie chimique en énergie électrique.
La voie olfactive suit les nerfs olfactifs
pour atteindre le bulbe olfactif (
infos).
Voie olfactive accessoire : perception des
phéromones
(
infos)
Karlson et Lüsher (1959), inventeurs du mot phéromone, en donnent
la définition suivante qui contient (en
gris et ajouté à la définition originale) les
éléments caractéristiques de la communication.
« Une phéromone est un produit chimique ou un ensemble
de produits chimiques (signal) émis
à l'extérieur du corps (canal de
transmission) d'un individu (émetteur)qui, lorsqu'il est reçu par un animal de la même espèce(récepteur), déclenche une ou plusieurs réactions
spécifiques. »
Ce ne sont pas à proprement parler des odeurs, car elles ne sont
pas détectées par la muqueuse nasale, mais par l'organe
voméronasal ou organe de Jacobson.
Leur perception entraîne un comportement propre aux
Mammifères, le flehmen
(
infos). Chez le chien, c'est le reniflement qui permettrait le contact
des phéromones avec l'organe voméronasal.
Ontogenèse de l'olfaction
chez le chien
A la naissance, le chiot est sourd, aveugle
(
infos).