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Le goût est l'un des cinq sens (
infos) grâce auquel hommes ou animaux ont la faculté de
percevoir les saveurs.
Physiologiquement, cette sensation est provoquée par la stimulation des récepteurs sensoriels, les bourgeons du goût, localisés dans la cavité buccale, et particulièrement sur la langue.
Les bourgeons du goût sont situés sur :
D'autres animaux ont des récepteurs du goût dans d'autres régions du corps, comme les mouches par exemple qui en possèdent sur les pattes (pour reconnaître la saveur du matériau sur lequel elle se pose).
Sur la langue, ces bourgeons sont inclus dans les papilles (du latin, pour " mamelons ", vieux français " bout de la mamelle ") de la muqueuse linguale qui donnent à la surface de la langue sa texture rugueuse.
Les papilles sont des petites éminences coniques, plus ou moins saillantes,
à la surface du derme, de certaines muqueuses ou de certains organes,
qui correspondent à une terminaison vasculaire ou nerveuse, et qui
ont généralement une fonction sensorielle (notamment gustative
ou tactile).
Chez le chien, la langue est large, mince et très mobile, avec un sillon médian net.
Chez le chat, la langue est plus courte et plus large, proportionnellement. Elle est plate, dépourvue de sillon central.
Sa particularité consiste en la présence de fortes papilles cornées sur l'apex, recourbées vers l'arrière qui font de la langue, une véritable râpe pour arracher des os les moindres parcelles de viande.
Cette " râpe " provoque et entretient les plaies de léchage,
signes d'anxiété (
infos) !
Les bourgeons gustatifs sont ovoïdes (30 µm de diamètre chez le chien et le chat) et se trouvent dans l'épithélium de la muqueuse linguale.
Chaque bourgeon contient 40 à 60 cellules épithéliales disposées en pelure d'oignon de trois types (gustatives proprement dites, de soutien et basales).
Ces cellules possèdent de nombreuses microvillosités au pôle apical.
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Les cellules gustatives sont des récepteurs sensoriels secondaires
(
infos).

Le nombre de bourgeons gustatifs varie en fonction de l'espèce.
L'homme en possède environ 10 000, le chien, 1 700, le chat 470. Aux extrêmes, le poulet n'en compte qu'une vingtaine et le veau environ 25 000).
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Le nombre de bourgeons gustatifs du chien est bien supérieur à
celui du chat, mais nettement inférieur à celui de l'homme.
On distingue de nombreux types de papilles chez les animaux, dont seulement trois sont des papilles gustatives au sens propre :
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Les papilles filiformes ne possèdent pas de bourgeons gustatifs !
Les
papilles filiformes, de loin les plus nombreuses, tapissent toute la face
dorsale de la langue (apex et bords compris).
Elles sont disposées parallèlement, du centre de la langue vers les bords, formant des chevrons ouverts vers l'avant. Elles donnent un aspect doux à la langue, sauf chez le chat où elles sont mêlées aux papilles fungiformes.
Elles permettent la rétention des substances alimentaires à la surface de la langue et sont dotées d'une sensibilité tactile très délicate (fibres du nerf lingual, branche du nerf mandibulaire issu du nerf trijumeau - V -).
Les papilles fungiformes (en forme de champignon, fungus en latin) ne contiennent habituellement qu'un unique bourgeon du goût à leur sommet.
Leur innervation est assurée par des fibres de deux origines :
Les papilles caliciformes, de forme ronde,
sont les plus grandes et les moins nombreuses :
Elles sont de couleur rouge vif, en V inversé, sur le tiers postérieur de la langue.
Les
bourgeons du goût sont situés dans les parois latérales
des papilles caliciformes qui en contiennent jusqu'à 1000, d'où
leur rôle important dans la perception gustative.
Au fond du sillon, se trouvent les glandes gustatives (" glandes de Von Ebner ") qui sont des glandes salivaires particulières dont la sécrétion met en phase aqueuse les substances sapides. Elles nettoient également les pores gustatifs.
Les papilles foliées, latérales, sont au nombre de six à huit chez le chien et le chat, presque dépourvues de bourgeons gustatifs.
Elles sont rudimentaires chez l'homme.
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