Comportement du chien
et du chat, neuroscience

Neurophysiologie de l'audition :
voies auditives secondaires

« Qu'importe la surdité de l'oreille, quand l'esprit entend ? »

Victor Hugo

Sommaire ( / )

Après avoir décrit les phénomènes les voies auditives primaires ( infos), intéressons-nous aux voies auditives secondaires.

Les voies nerveuses transmettant l'information auditive à partir de la cochlée sont constitués par des neurones qui font relais dans des régions sous-corticales avant d'atteindre le cortex cérébral.

Articles sur l'audition


Ces voies auditives présentent deux caractéristiques essentielles :


A chaque niveau du système auditif ( infos), de la cochlée au cortex auditif, les neurones sont ordonnés selon la fréquence des ondes sonores du départ (organisation tonotopique).

Les différentes fréquences sonores, grâce aux influx neuronaux correspondant, se répartissent, de manière fort complexe, des deux côtés du cerveau. Reportez-vous aux sites de la bibliographie pour en savoir plus ( infos).

Voie cochléaire ventrale ou corps trapézoïde ( infos)

Voies auditives Après le relais cochléaire ( infos) qui ne reçoit que l'information ipsilatérale (du même côté), les fibres empruntent différentes voies des deux côtés (ipsi- ou contro-latéral).


La voie cochléaire ventrale ou corps trapézoïde est la voie principale.

Les fibres, issues du noyau ventral, restent pour 1/3 du même côté et pour 2/3 gagnent le côté controlatéral. Elle atteint les noyaux de l'olive supérieure.

La strie acoustique intermédiaire atteint également les complexes olivaires des deux côtés.

La strie acoustique dorsale, issue du noyau dorsal, gagne le colliculus inférieur (ou tubercule quadrijumeau postérieur) controlatéral.

Les différentes voies auditives ascendantes, par le lemnisque latéral, aboutissent toutes au colliculus inférieur ou tubercule quadrijumeau postérieur ().

Certaines fibres y vont directement, d'autres font des relais dans les noyaux intermédiaires :

La majorité des fibres se dirigent vers les noyaux de l'olive supérieure.

Complexe olivaire supérieur ( infos)

C'est un ensemble de noyaux situés dans la région ventrale du tegmentum protubérantiel, appelé également noyau dorsal du corps trapezoïde qui comprend :

Ces noyaux reçoivent des afférences des noyaux cochléaires ventraux gauche et droit (comme tous les autres étages supérieurs).

Les cellules binaurales (c'est-à-dire répondant à la stimulation des deux cochlées) sont en charge des caractéristiques spatiales, c'est-à-dire de la localisation des sons ( infos).

Cette analyse s'effectue grâce aux décalages temporels pour les fréquences basses (inférieures à 3 kHz dans l'olive accessoire) et d'intensité pour les fréquences hautes (dans l'olive principale).

Il existe un faisceau olivo-cochléaire qui revient vers la cochlée pour contrôler l'entrée du signal sonore dans le circuit neuronal.

Puis, les fibres convergent vers le colliculus inférieur.

Colliculus inférieur ou tubercule quadrijumeau postérieur ( infos)


Le colliculus inférieur est le centre auditif mésencéphalique
.

La majeure partie du lemnisque latéral () se termine dans le noyau principal du colliculus inférieur.


Le colliculus inférieur affine la localisation spatiale et l'intensité des sons déjà esquissés par le complexe olivaire.
Il analyse également des sons à signification spécifique (prédateur, langage chez l'homme…)

Certains neurones ne réagissent qu'à une fréquence ou à une durée particulière

La partie centrale du colliculus inférieur est le relais principal qui envoie un faisceau de fibres (le bras conjonctival postérieur) vers le corps genouillé médian, dernier relais sous-cortical des voies auditives ().

Les portions péricentrale et externe sont en rapport avec :

Noyau genouillé (ou géniculé) médian du thalamus


Ce niveau thalamique constitue probablement un étage hautement intégrateur de la voie auditive par la discrimination des fréquences et des intensités des sons.

Il reçoit également des projections directes de la voie du noyau cochléaire dorsal.

Les chats n'ont pas besoin du cortex auditif pour discriminer l'intensité, la fréquence ou la durée des sons.


De plus, c'est à ce niveau thalamique que convergent des stimuli provenant de la moelle épinière, du cervelet et des autres organes des sens pour permettre une intégration complexe qui prépare les comportements (réponses motrices à un changement dans l'environnement).

La partie ventrale du corps genouillé médian envoie des fibres, les radiations auditives, qui aboutissent à l'aire auditive primaire A1 ( infos).

Les relations thalamocorticales sont extrêmement complexes : ( infos) et ( infos).

Oreille externeOreille moyenneOreille interneVoies auditives Cortex auditif
Bibliographie
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