Heureusement que nous ne nous rappelons pas de tout car nous serions
submergés par une somme ubuesque de souvenirs qui pourraient même
nous handicaper dans la vie courante.
De plus, il faut différencier disponibilité
et accessibilité.
Une information est disponible si elle est existe dans
la mémoire.
Elle peut ne pas être accessible.
C'est le cas d'un mot que l'on ne trouve plus et qui nous
revient au bout de plusieurs minutes (TOT : tip of the tongue en anglais).
Je me souviens d'une anecdote de mon professeur de physique-chimie, me posant
une question sur la nature du produit d'une réaction.
« J'ai le mot sur le bout de la langue »
lui ai-je dit.
Il m'a répondu : « Crachez-le vite !
C'est de l'acide sulfurique ! »
Deux écoles s'affrontent :
les traces mnémoniques restent stockées
de façon permanente en mémoire. On peut toujours
les récupérer par des moyens détournés (hypnose,
psychothérapie) ;
Freud
et le sens commun sont plutôt de cet avis : on oublie volontairement
certains souvenirs pour les enfouir au plus profond de notre être.
certaines traces disparaissent avec le temps.
Lors d'études sur des animaux simples, les réorganisations
synaptiques (
infos) disparaissent avec le temps si elles n'ont pas été
stimulées.
Tout dépend de l'encodage du souvenir et de son contexte émotionnel
: les deux explications sont possibles selon les circonstances.
Les informations que nous acquérons quotidiennement modifient
nos souvenirs anciens : l'indice de récupération n'est plus
forcément pertinent. Les souvenirs peuvent alors être restructurés,
modifiés et pourquoi pas, oubliés.
Des chercheurs américains soutiennent que nous retenons
:
10% de ce qu’on lit,
20% de ce qu’on lit et écoute,
30% de ce que l’on voit,
50% de ce que l’on voit et écoute,
70% de ce que l’on dit,
90% de ce que l’on fait.
Cependant, certains souvenirs sont presque
indélébiles comme :
les traumatismes avec leur cortège
d'émotions négatives qui resurgiront brutalement suite à
un amorçage particulier,
les automatismes comportementaux qui
se sont élaborés sur de grandes périodes (mémoire
non-déclarative, préférences par exemple alimentaires…).
MémoireMem.
sensorielleMem.
court termeMem.
long termeNeurobiologie
Bibliographie
Doré F, Mercier P. - Les fondements de
l'apprentissage et de la cognition - Presses universitaire de Lille,
Gaêtan Morin éditeur, 496 p., 1992
Cordier F., Gaonac'h D. - Apprentissage et mémoire
- Nathan, 127 p., 2004
Fortin C., Rousseau R. - Psychologie cognitive
: une approche de traitement de l'information - Presses de l'Université
du Québec, 434 p. , 1992
Malcut G., Pomerleau A., Maurice P. - Psychologie
de l'apprentissage : termes et concepts - Edisem, maloine, 243 p.,
1995