Comportement du chien
et du chat, neuroscience

Comportement alimentaire chez le chien :
alimentation ménagère (2)

« Mange de façon à manger ce que tu manges, et non pas de manière à être dévoré par ta nourriture. »

Anonyme

Sommaire ( / )

Sens utilisés dans l'alimentation ménagère


Le chien utilise son odorat pour localiser la source des aliments et initier l'ingestion ( infos).
Ensuite, le goût est employé pour identifier les aliments ( infos).

S'il n'y a pas concordance entre les informations fournies par l'odorat et les saveurs perçues, l'ingestion s'arrête.


Le chien est plus sensible que le chat aux saveurs salées ( infos).

Toutefois, le sel, du moins à certaines concentrations, est perçu sucré. Les chiots et les chiens adultes refusent - et donc sont capables de percevoir - une solution de chlorure de sodium à 0,5 %.

Par contre, on trouve de nombreux récepteurs aux acides aminés qui composent les protéines, preuve s'il en est que le chien est un carnivore ( infos).


En plus du goût et de l'odeur, la texture constitue un choix important dans les critères de sélection d'un aliment
.

Le chien, à la différence du chat qui est un carnivore strict, consomme également des végétaux.

Crâne de chien Le chien adulte, contrairement au chat (infos), est capable de mâcher efficacement grâce à ses molaires adaptées ( infos).

Préférences alimentaires

Appétence des aliments

L'appétabilité des aliments varie en fonction de leur origine.

1. Les chiens prélèvent la viande à un aliment équilibré constitué uniquement de végétaux.

1. boeuf
2. porc
3. agneau
4. poulet
5. cheval

1. viande cuite en boîte
2. viande cuite fraîche
3. viande crue


Si les chiens sont anosmiques (absence du sens de l'odorat), ces préférences disparaissent : le chien discrimine bien les aliments par l'olfaction et non par le goût.

2. Un aliment en boîte ou semi-humide est préféré à un aliment sec.

3. Le chien préfère les aliments contenant des graisses de bonne qualité ou des sucres.

Des sujets anosmiques préfèrent un aliment contenant du sucre qu'un aliment qui en est dépourvu.

Chien obeseLe chien adapte son ingestion volontaire de telle sorte qu'un poids de référence précis ("set point") soit maintenu constant.

4. Quand on distribue un aliment dont la teneur en calories est plus faible, le chien en mange plus.

Ce poids de référence varie selon les races et les individus, la quantité de tissu adipeux pouvant être plus élevée (Labrador) ou moins élevée (Lévrier anglais).

Le passage d'un aliment moins appétent à un aliment plus appétent pourrait augmenter le niveau du poids de référence.

Apprentissage gustatif ( infos)

Influences maternelles ( infos)


La mère a un rôle primordial dans les préférences alimentaires du jeune.

Néophilie et néophobie ( infos)

La néophilie alimentaire (attrait pour un aliment inconnu) est un moyen d'évaluer une nouvelle source potentielle pour ses qualités nutritionnelles, mais aussi, une façon de trouver une alternative à l'aliment habituel qui se raréfie.

La néophobie alimentaire (rejet de l'aliment inconnu) est aussi adaptatif dans la mesure où l'animal se limite à consommer une nourriture qu'il connaît bien et qui est dépourvue de toxicité.

L'aversion gustative apprise est plus fréquente chez le chat que chez le chien ( infos). C'est un processus par lequel un animal apprend à éviter un aliment qu'il a associé à un trouble interne, généralement gastro-intestinal (vomitif comme le chlorure de lithium ou aliment riche en sucres).

Facilitation sociale ( infos)

Chien mangeant ensemble La facilitation sociale se manifeste également dans le comportement alimentaire.

Ces excès n'ont cependant qu'un effet temporaire car le gain de poids calculé sur plusieurs semaines est comparable à celui d'un sujet isolé.


L'arrivée d'un nouveau chien dans un foyer augmente l'ingestion chez le chien résident par un phénomène de compétition ( infos) et non de facilitation sociale.

Troubles du comportement alimentaire du chien ( infos)

Alim maternelleAlim ménagère (1)Alim ménagère (2)PrédationSémiologie
Bibliographie
  • Giffroy J.M. (Prof. Université de Namur, Belgique) - L'éthogramme du chien - 3ème cycle professionnel des écoles nationales vétérinaires, Toulouse, 2000
  • Levesque A. - La gustation chez le chien et le chat - Le Point Vétérinaire, vol. 28, n°186, 1997
  • Royal Canin - Guide pratique de l'élevage canin - 347 p