Comportement du chien
et du chat, neuroscience

Combats et postures de combat
chez le chat

« Il n'y a pas cinquante manières de combattre, il n'y en a qu'une, c'est d'être vainqueur. »

André Malraux

Sommaire ( / )

Après les menaces ( infos) et l'approche offensive ( infos) d'un des deux chats, le combat s'engage.

Combat proprement dit

Patte levée dans une posture défensive chez le chat Le combat commence souvent au ralenti : l'agresseur lève une patte vers les joues, le cou, le garrot ou la région de l'épaule l'agressé en la laissant immobile quelque temps, sans contact (griffes rétractées ou sorties).


Ces régions possèdent une peau très épaisse, surtout chez les matous (caractère sexuel secondaire).


La patte levée sert à la défense et peut empêcher l'attaque.

Elle permet souvent de repousser l'adversaire et de le tenir à distance comme où le combat est plutôt au stade des escarmouches entre deux chats peut-être développant une anxiété de cohabitation ( infos). Les dommages sont minimes.

Dès que le premier coup de patte est parti, le combat s'effectue en accéléré. Un des chats attaque l'autre pour le mordre à la nuque : en règle générale, il effectue un saut pour déséquilibrer et jeter l'autre chat à terre (comme dans la prédation - infos -).


Ils roulent l'un sur l'autre en poussant des cris perçants.

Les pattes avant entraînent l'autre chat vers la gueule pour le mordre alors que les pattes arrière lui labourent le ventre : ils utilisent toutes leurs armes. Ils peuvent même rester couchés un certain temps l'un sur l'autre, les dents et les griffes fichées dans le corps de l'adversaire.

Combat entre chats Puis, ils se séparent brutalement sans que l'on sache vraiment pourquoi et se menacent de nouveau.

Dans ce film, nous voyons un combat peu agressif ( ou un jeu plus ou moins violent ?) où nous pouvons décortiquer les différentes postures et les mouvements qui s'effectuent au ralenti. Toutefois, il peut s'agir de superposition d'attaque et de défense dont le seul but est de repousser l'assaillant sans engager un combat violent comme nous l'avons vu sur les autres films.

Ces combats se répètent jusqu'à ce qu'un des protagonistes abandonne.

Conséquences du combat : morsures et griffures

Abcès après combat chez le chat Les morsures visent toujours préférentiellement la nuque (comme lors de la mise à mort des proies - infos-) .

Toutefois, les coups de patte atteignent la face, les oreilles, les joues, les paupières. Elles sont très rarement mortelles. Souvent, les animaux, en roulant, se mordent les pattes, en général les pattes avant, au niveau des coudes, comme sur la photo ci-contre).

Vous pouvez voir qui a gagné : le chat qui a un abcès à la queue s'est fait courser, donc a perdu ; le chat avec des abcès à la tête a tenu bon et a, en général, gagné.

Les morsures chez les chats sont rarement délabrantes.

Dans les films, on voit souvent les griffes d'un combattant rester accrochées dans la peau de l'autre chat.



En règle générale, il vaut mieux que votre vétérinaire incise l'abcès en partie déclive et pose un drain pour éviter toute récidive.

Jeux de combat et acquisition de la " morsure et de la griffure inhibée " ( infos)

Dans les jeux sociaux, tous les comportements agonistiques ( infos) sont présents, mais sans mordre ou griffes rétractées.

AgressionComp agonistiquesArmesCombatsFuiteComp défense
Bibliographie
  • Eibl-Eibesfeldt I. - Ethologie - Biologie du comportement - Naturalia et Biologica Editions scientifiques Paris, 576 p., 1972
  • Bradbury J.W., Vehrencamp S.L. - Principles of animal Communication - Sinauer Associates, Sunderland, 950 p., 1998
  • Schenkel, R. - Submission : Its Features and Function in the Wolf and Dog - American Zoologist, 7, p. : 319-329, 1967
  • Schenkel, R. - Ausdrucksstudien an wolfen - Behavior 1. p. : 81-129, 1947
  • Giffroy J..M. (Prof. Université de Namur, Belgique) - L'éthogramme du chien - 3ème cycle professionnel des écoles nationales vétérinaires, Toulouse, 2000
  • Pageat P. - Pathologie du comportement du chien - Editions du Point Vétérinaire, Maisons-Alfort, 384 p., 1998
  • Université d'Oxford - Dictionnaire du comportement animal - Robert Laffont, Paris, 1013 p., 1990
  • Immelmann K. - Dictionnaire de l'éthologie - Pierre Mardaga Editeur, Liège, 296 p., 1990